dimanche 6 mai 2012

Mercredi 2 mai – Monument Valley


Réveil. Rom profite des dernières gouttes d’eau chaude, et laisse à Mickey le soin de prendre une douche glacée. Rien de mieux pour se réveiller rapidement, mais Mickey ne semble pas de cet avis.

Dur dur le réveil à l'eau froide

Comme la veille, nous nous retrouvons sans wifi. L’avantage de cette situation est que nous ne trainerons pas à jouer à Draw Something, et filerons directement au Starbuck’s coffee acheter de quoi petit-déjeuner.
Nous finissons alors les fruits de la veille, avec un café ou thé, et quelques cookies. Le groupe semble avoir retrouvé une hygiène de vie que l’on croyait perdue tant nous mangions mal depuis notre arrivée.


Nous allumons le GPS et entrons notre destination : Monument Valley. Après de très nombreux détours que nous attribuerons au GPS plutôt qu’au pilote et à son copilote, nous nous retrouvons bloqués sur la route pour cause de travaux. 30 minutes d’attente nous signale-t-on. Nous sortons de la voiture, et retrouvons un couple de Français que nous avions pris en photo la veille. Nous discutons un peu, sortons de quoi nous désaltérer sur le bord de la route, et attendons.

Tranquillous, presque en tête de la file d'attente

Les voitures qui nous précèdent sont pour la plupart remplies de familles françaises. Nous avons dû croiser plus de Français que d’Américains depuis que nous sommes sur les routes…

Après 40 minutes d’attente, nous reprenons la route et changeons d’état. Nous arrivons dans l’Utah, pays des mormons, et avançons par la même occasion nos montres d’une heure.


La faim se fait ressentir. Nous cherchons donc un restaurant dans la ville de Kayenta, à une demi-heure de Monument Valley. Le super restaurant que nous conseille notre guide n'existe plus. Nous nous rendons donc chez Amigo Café, une sorte de dinner navajo où nous testerons le Navajo Burger. Fat !

Le Navajo burger, plus fat tu meurs...


Une fois arrivés à Monument Valley, nous nous dirigeons vers le classique visitor center. Sans grand intérêt, puisque c'est directement sur le parking que nous achèterons nos places pour un tour en pickup aménagé - à l'arrache - pour accueillir des touristes à l'arrière du véhicule.


Une première personne nous propose un tour à 50$ par personne. En lui montrant la carte du site et lui demandant où est-ce qu'il souhaite nous emmener, nous nous rendons compte qu'il connait très très mal le site, et passons notre chemin.

Nous allons nous renseigner au guichet quelques mètres plus loin. "C'est 80$, mais pour vous je peux faire 75$". Après quelques minutes de fausse négociation, nous baissons le prix à 50$ par tête. Rom tentera sur le ton de l'humour de faire baisser le prix un peu plus, ce qui ne marchera pas.

Nous voilà partis en voiture. La première partie de la route est accessible à tous les véhicules, mais notre tuture n'aurait sans doute pas supporté une route aussi cabossée, surtout après ses récentes mésaventures.

Ca secoue pas mal à l'arrière du pickup !

Les différents points de vue sont peuplés de touristes français, ainsi que d'indiens navajos qui vendent des bijoux et des objets typiques à des prix exorbitants.

Pour les indiens Navajos, tous les moyens sont bons pour se faire un peu d'argent. Pour 2$, vous avez le droit de prendre en photo un indien sur son cheval au bord d'une falaise, imitation John Wayne. Le petit jeu des touristes français sera de prendre le cavalier en photo sans se faire remarquer...

John "Navajo" Wayne

Notre guide nous explique comment ces immenses rochers sortis de nulle part se sont formés. L'ancien plateau de Monument Valley a subi il y a plusieurs millions d'années des inondations successives, qui ont déposé plusieurs couches de sédiments, formant ainsi un plateau élevé, composé de plusieurs strates aujourd'hui bien visibles.
La pluie aura ensuite pour effet de faire s'effondrer certaines parties du plateau, par érosion, laissant alors plusieurs gros blocs isolés les uns des autres, qui forment ainsi le "socle" des actuelles "mesa" (table, en espagnol).
Pour finir, le vent amène de nombreux sédiments et grains de sable qu'il plaque sur le flanc humide de ces mesas. On peut ainsi très facilement observer de fines couches de sable durci, constituant ainsi la base des mesas telles qu'on les observe aujourd'hui. Ces couches sont extrêmement friables - nous arrivons facilement à en retirer à mains nues - ce qui explique pourquoi personne n'escalade ces gros rochers.

En route vers les mesas de Monument Valley

Mickey sur un plateau

La pluie et le vent creusent également des arches dans les mesas

Allongés sous un dôme naturel, à tester l'acoustique de la roche

Le W de Wendy's, ou de West Coast, c'est selon

Le coucher du soleil approche. Sur le chemin du retour, notre chauffeur s'arrête auprès d'un autocar immobilisé sur le bas-côté, puis descend pour donner un coup de main au conducteur. Une trentaine de Japonais descend du bus, en attendant que celui-ci redémarre. Rom s'amuse à pratiquer les quelques mots de japonais qu'il connait, ce qui plait bien aux touristes. Après 10 minutes d'efforts, leur autocar redémarre. Les Japonais nous prennent en photo et nous applaudissent en héros, puisque notre chauffeur les a sorti d'une bien mauvaise affaire.

Les Japonais en détresse

Nous arrivons juste à l'heure pour le coucher du soleil.

The three sisters, traversées par les rayons du soleil

West mitten butte, East mitten butte, & Merrick butte

Une fois le soleil couché, nous prenons la route vers Mexican Hat, où nous ferons escale cette nuit. Nous choisissons le premier hôtel que nous propose notre guide.

A l'accueil, deux Français se plaignent du wifi qui ne fonctionne pas, ce qui nous pose également un gros problème. Nous demandons alors à la réceptionniste de pouvoir le tester, avant de prendre notre décision. Elle refuse, sous prétexte que nous ne sommes pas (encore) clients... Nous parvenons à la convaincre, et à accéder au réseau de l'hôtel. Le test est validé, et nous réservons la dernière chambre disponible.

Une fois dans la chambre, nous déchantons bien vite, puisque le wifi tourne au ralenti. Nous nous couchons donc sans jouer à Draw Something, ni coinche. Tout le monde s'endort rapidement, dans un concert de ronflements.

2 commentaires:

  1. Mais ou est le koala ... :(

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  2. Marcassin Maudit7 mai 2012 à 01:52

    Concert de ronflements, je veux bien le croire… En chef d'orchestre, un certain Cong, au hasard.

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