lundi 30 avril 2012

Vendredi 27 avril - Death Valley -> Las Vegas


Levés à 7h, comme chaque jour, nous commençons la journée par un petit déjeuner au soleil sur la terrasse de l'hôtel, confortablement assis dans nos rocking-chairs.


Le réveil se fait tout en douceur, par le bruit de la rivière qui coule quelques mètres plus bas, et le petit vent frais qui souffle sur la terrasse

Le beer-bear qui "décorait" le jardin de l'hôtel

Avant d’entamer les quelques heures de route qui nous séparent de Death Valley, nous passons au grocery store pour y effectuer un ravitaillement en eau. En effet, la vallée de la mort étant un immense et aride désert, il est recommandé de partir avec 4 litres d’eau par personne. Nous achèterons donc 2 nouveaux gallons d’eau, et un paquet de cookies pour un éventuel creux en route.

A quelques kilomètres de l’entrée de Death Valley, nous nous arrêtons à la station essence de Trona pour y faire le plein d’essence. « No more gas » nous indiquera-t-on. « Next station in 60 miles ». Seul problème, rien ne dit qu’il y aura vraiment de l’essence là bas, et la jauge du réservoir laisse supposer que l’on aura du mal à atteindre cette destination… Seule solution, faire demi-tour. Nous perdons ainsi une bonne heure à retourner 22 miles en arrière à Ridgecrest, qui nous avait semblé être une ville suffisamment grande pour y trouver plusieurs stations-services.

Après ce léger contretemps, nous repartons en direction de Ballarat, sur la route de Death Valley, indiquée dans nos guides comme « ville fantôme ». Ballarat fût créée en 1896, et servit de point de ralliement des chercheurs d’or de la région. La ville fut d’ailleurs nommée Ballarat par un jeune immigrant Australien, qui décida de l’appeler ainsi puisque Ballarat est une ville Australienne bâtie au milieu des années 1850, lors de la ruée vers l’or Australienne.

Le dernier vestige de Ballarat

Sans le savoir – puisque nous découvrons l’histoire de Ballarat seulement au moment où nous écrivons cet article – nous avons parfaitement fait honneur à l’Australie lors de cette étape : Rom ayant ramené un boomerang acheté à Sydney et jamais testé auparavant, nous profitons du désert autour de nous pour tester l’engin.

Personne ne réussira à faire revenir le boomerang exactement là où il l’avait lancé, mais cette activité aura eu le mérite de nous dégourdir les jambes et de tester la fameuse arme des aborigènes.

Premier lanceur, Chewie
Deuxième essai, Rom

Nous reprenons la voiture et arrivons un peu plus tard à Furnace Creek, où se trouve le visitor center de Death Valley. C’est ici que fut enregistrée la température la plus élevée jamais relevée en Amérique : 56,7°. Nous récupérons une carte des environs et descendons ensuite à Furnace Creek Ranch, pour y chercher à manger, ainsi qu’un chapeau pour Cong.

Pause achats

Cong y trouvera son bonheur en ce qui concerne le chapeau, mais les sandwiches se révèleront insipides.
Nos guides nous indiquent 5 spots principaux à visiter : Devil’s golf course, Badwater, Natural Bridge, 20 Mule Team road, et Zabriskie point.


La carte récupérée au Furnace Creek visitor center


Premier arrêt : Devil’s golf course. Il s’agit d’un grand plateau couvert de sel et de boue séchée. A notre arrivée, la pancarte nous indique qu’il est possible d’y trouver des salt eggs, gros amas de sel en forme d’œuf. Nous n’en trouverons évidemment aucun, et repartons en direction de Badwater.

Devil's golf course
 
Quelques miles plus bas, nous arrivons à Badwater. Il s’agit du point de plus basse altitude dans l’hémisphère nord. En effet, nous sommes à 85,5m en dessous du niveau de la mer, comme l’indique le panneau ci-dessous.



Pour mieux nous rendre compte de cette différence d’altitude, une pancarte accrochée à la falaise nous indique le niveau de la mer. Nous nous sentons vraiment petits lorsque nous réalisons que toute cette plaine qui nous entoure a un jour été remplie d’eau.
Le sol est couvert d’une couche de sel d’environ 2cm, dans laquelle les touristes ont écrit leur nom, dessiné un cœur, ou indiqué leur origine. Nous piétinerons sans pitié un « TAIWAN » gravé dans cette croûte salée.
Contrairement à ce que nous pensions, la chaleur est loin d’être insoutenable. Le thermomètre de la voiture indique 94°F, soit 34,4° Celsius. Bien loin du record local.

Un peu à contre jour, mais on n'avait pas le choix...

Prochain stop : natural bridge. Une petite marche de 30 minutes sans grand intérêt, sinon de passer sous une arche naturellement creusée dans la roche… Rien de bien folichon.


Natural bridge

En remontant vers Furnace Creek, nous empruntons le chemin d’Artist Drive. Il s’agit d’une petite route en zig-zag qui serpente parmi les méandres de Death Valley. Artist Drive tient son nom du fait que les flancs de la montagne font penser à la palette d’un peintre : on distingue du rouge, du vert, de l’ocre, du noir, et toutes les nuances possibles entre ces couleurs.

Le paysage pourrait faire penser que nous sommes devant une immense étendue d’eau à marée basse, mais les eaux du lac se sont retirées déjà depuis plusieurs milliers d’années, et les collines ne sont plus irriguées que par les rares pluies qui tombent sur Death Valley.

Just the three of us

Notre dernier objectif de la journée est d’assister au coucher au coucher du soleil sur Zabriskie point, comme nous l’ont conseillé unanimement tous nos guides. Puisque nous avons quelques minutes de marge devant nous, nous empruntons le chemin dit de « 20 Mule team drive ». Ce chemin à travers les collines de Death Valley tient son nom du fait que les chercheurs d’or partaient parfois avec un convoi de plus de 20 mules, puisque nombre de celles-ci venait à mourir lors du périlleux voyage.

Ce chemin est l’occasion pour nous de monter sur une des nombreuses collines de la vallée, et de prendre un peu d’altitude sur cet immense décor.

Pour mieux se rendre compte de l'échelle, on distingue la voiture en contrebas

Nous arrivons enfin à Zabriskie point, une heure environ avant le coucher du soleil. L’occasion pour Cong de trouver un bon spot photo où caler son trépied.


Bogoss #1 qui s'installe au soleil

Bogoss #2 qui sirote sa bière

Bogoss #3 super naturel

Nous nous asseyons alors sur le rebord de Zabriskie point, comme sur le rebord du monde, en attendant que le soleil se couche. Le paysage qui se présente à nous est magnifique. Au fur et à mesure que le soleil descend, les falaises de Death Valley changent de couleur, de relief, et de température.


Après le coucher du soleil

Les rois du mooooonde, font tout ce qu'ils veuuuulent...


Pour mieux profiter de l’instant, nous ouvrons une boite de pringles et une canette de Bud. A cet instant, nous sommes réellement les rois du monde J

Le Koala et le Gringo sont toujours là !

20 heures passées, nous prenons enfin la route pour Las Vegas, où nous devons retrouver Mickey vers minuit.

Cong dort profondément à l’arrière de la voiture. Rom et Chewie voient déjà l’objectif approcher, puisqu’à 120km de l’arrivée un halo de lumière se détache dans la nuit noire. Ce sont les lumières de Vegas, déjà visibles, vers lesquelles nous nous dirigeons en écoutant des albums de la Rue Kétanou et de Manu Chao.
Une grosse heure plus tard, nous voilà à Vegas. Nous ne passons pas sur le strip, mais passons derrière les hôtels principaux de la ville. Le Ceasar Palace, le Bellagio, puis le New-York New-York nous passent sous les yeux. Nous voyons de loin la tour Eiffel locale, puis le grand huit qui traverse les salles du NY-NY. Malheureusement, nous ne profiterons pas de Vegas avant deux semaines.

Arrivés au Best Western de l’aéroport, nous essayons de nous renseigner sur l’heure d’arrivée de Mickey. Nous avons beau chercher parmi nos 430 mails de préparation du voyage, Mickey ne nous a jamais donné de détails sur son vol… Après 30 minutes de recherches Google/Air France/Delta Airlines, nous avons enfin une idée de l’heure d’arrivée de Mickey, et nous rendons à l’aéroport pour l’accueillir.

Vous ne vous trompez pas, nous sommes bien à l'aéroport de Vegas

Après 2 heures d’interminable attente, nous retrouvons enfin Mickey, en retard, fidèle à lui-même.
Rom, Cong et Chewie sont tellement fatigués que personne ne pensera à prendre l’arrivée de Mickey en photo... Tant pis pour lui, il n’avait qu’à nous donner les détails de son vol.

Comme personne n’a mangé depuis bien longtemps – à part Mickey qui a testé le Burger King de Detroit – nous partons nous « restaurer » à l’in-n-out le plus proche de l’aéroport.

Il est 1 heure du matin, et nous testons le « double-double » de ce fast-food encore inconnu. Après une attente de 20 minutes, nous recevons nos burgers. Rien de bien appétissant à première vue, mais nous avons tellement faim que le menu passe tout seul.

Burpger fat de chez fatou


Nous rentrons enfin à l’hôtel, épuisés, et ne nous coucherons pas avant 3 heures du matin.
Exceptionnellement, nous mettons le réveil à 8 heures pour nous accorder un semblant de grasse matinée. 

dimanche 29 avril 2012

Jeudi 26 avril - sur la route


La journée sera longue aujourd'hui, car nous devons sortir de Yosemite et contourner les montagnes par le sud, avant de pouvoir rejoindre Vegas demain. Google prévoit 7 heures de route en tout, mais Google ne sait pas qu'il pleut, que nous allons rencontrer des obstacles, qu'il faudra vider nos vessies et manger des muffins en route.

Comme de longues heures de route nous attendent, nous dévalisons le buffet du petit-déjeuner. Salé, sucré, sacré, sulé, tout y passe.

Le petit-dej de Chewie, un petit-dej de champion

Les 300km de virages font balancer le petit-déjeuner dans nos ventres. A l'arrière de la tuture, Rom a du mal...

Après 5h de route, nous arrivons à Sequoia National Park. Une fois de plus, l'entrée est gratuite puisque c'est la semaine des parcs nationaux. 20$ de sauvés pour Vegas, ou pour les suppléments bacon de Cong.
Encore une dizaine de miles à travers la forêt de séquoias avant d'atteindre notre destination : General Sherman Tree. La route est en mauvais état, et les travaux nous ralentissent.

Le feu le plus long du monde : 20 minutes d'attente

Plus nous prenons de l'altitude, plus les arbres deviennent imposants. Nous croiserons sur notre route Bambi et ses frères.

Trop chou !

Une fois arrivés, nous enfilons nos ponchos et nous mettons en formation bleu-blanc-rouge.
10 minutes de marche plus tard, nous voilà au pied du General Sherman Tree, le plus gros arbre du monde. 11m de diamètre, 31m de circonférence, 84m de haut, et 1400 tonnes de bois. La rumeur dit qu'il faut s'y mettre à 17 pour en faire le tour en se donnant la main.

Finalement, à nous trois, on est aussi larges que le tronc...
Tout n'est qu'une question de perspective

Nous ne nous attarderons pas bien longtemps car plusieurs heures de route nous attendent encore avant d'arriver à Kernville, ville-étape entre San Francisco et Las Vegas.

4 heures plus tard, nous franchissons enfin les montagnes. Le temps change radicalement. Les nuages et la pluie sont derrière nous, la température remonte, et nous redécouvrons le soleil. Devant nous se dévoile le Lake Isabella, grand lac au sud de Yosemite bordé au nord par la ville de Kernville. Nous sortons de la voiture, les mollets et les cuisses encore courbatus des marches à Yosemite, puis frappons à la porte du premier hôtel trouvé sur tripadvisor.com, le River View Lodge. Sans rien négocier, le gérant nous fait 10$ de discount direct. Nous les dépenserons plus tard dans l'unique pub de la ville.

Dîner au restaurant mexicain - très moyen - mais qui aura pour mérite de nous remplir le ventre. A 20 heures, le restaurant ferme. Nous n'avons pas encore terminé notre repas que le manager commence déjà à éteindre les néons des enseignes, et à apporter les boites en polystyrène des doggy bags.

Une Tecate, une Negra modela, et une Bohemia pour les gringos !

Avant que la ville toute entière s'éteigne, nous passons prendre un verre dans l'unique pub de la ville : The Hut. Selon le manager de notre hotel, il s'agit du bar "où tous les jeunes de la ville se retrouvent". Le bar est quasiment vide. Trois personnes jouent au billard dans un coin, et la salle principale est éteinte. A première vue, rien d'accueillant. Nous commandons 3 Bud, qui sera décrétée bière officielle du voyage. Nos choppes sont bien remplies, et le barman nous rajoute à chacun un petit verre pour compenser la mousse - sympa. "Six dollars" annonce le barman quand on lui demande l'addition - très sympa !

Le barman rallume la salle pour nous. La musique est assurée par un jukebox numérique. A 2$ les cinq chansons, Rom programme une petite playlist rock.

Contre le mur, une longue table en bois saupoudrée de sable fin, 3 palets bleus, 3 palets rouges. Nous inventons nos propres règles, puis le barman vient nous expliquer comment jouer. Il s'agit d'une sorte de pétanque sur table : chaque joueur joue tour à tour ("blues goes first"), et lance son palet qui doit s'arrêter au plus près du bord opposé sans faire tomber son palet de la table.

Ce jeu nous occupera un bon moment, sans qu'un vainqueur particulier ne se détache.

Rom engage, Cong se concentre
Qualité de photo trop pourrie pour donner un score, mais les bleus sont devant !


Avant de partir du bar, nous trouvons un moyen d'y laisser une trace de notre passage. Les murs et le plafond du bar sont recouverts de billets de 1$ dédicacés, coloriés, ou tout simplement signés. Au total, nous estimons qu'il y a entre 2000 et 3000 billets de 1$ sur les murs. Nous passons en mode projet et organisons un atelier artitique improvisé.

Draw something, la version payante

2 billets de 1$ nous permettrons de faire deux petites dédicaces à nos amis du BDB, ainsi qu'aux deux mascottes du voyage, Alex le koala et Gringo le gringo.

Quelques coups d'agrafeuse plus tard, nous voilà épinglés au plafond du Hut, à Kernville, au fin fond de la Californie !

Les deux plus beaux billets au milieu de tout cet argent sale

22 heures, le bar ferme. L'hôtel est à 5 minutes à pied. Avant de nous coucher, nous ferons quelques parties de draw something, décrété jeu officiel du voyage en l'absence de Mickey, en espérant que la coinche reprenne le dessus après son arrivée, demain soir.

Quiz du jour : Quel président est représenté sur les billets de 1$ ? Interdiction absolue de Googler la question.
@Pilou : tu as 2 erreurs dans tes réponses au quizz d'hier



jeudi 26 avril 2012

Mercredi 25 avril - le vrai Yosemite


Levés à 7 heures, douche du matin pour se réveiller. Le gel douche a pratiquement gelé pendant la nuit et a du mal à sortir de son flacon...

Nous nous rendons ensuite au "petit"-déjeuner. Petit entre guillemets puisqu'il s'agit d'un buffet à l'américaine, avec oeufs brouillés, bacon, pommes de terre, viande, saucisses, etc. Nous ne nous privons de rien au buffet, puisque la marche qui nous attend est une longue descente de 14km. CT s'enfile deux fajitas et deux burgers, blindés de bacon of course !

Nous prenons ensuite la voiture pour nous rendre quelques kilomètres plus bas au shuttle. Arrivés juste à temps, nous montons dans le car qui nous conduira à Glacier Point, 3200 pieds (980m) au dessus de Yosemite Valley. Il faudra un peu plus d'une heure pour arriver à Glacier Point. Le chauffeur prend son temps sur la route pour nous raconter l'histoire de la vallée, et de chaque cascade rencontrée.

A noter tout particulièrement, son explication sur l'étymologie du mot "waterfall" : "There is water on top of the montain, and the water falls. Hence the name waterfall".


Au fur et à mesure que nous grimpons, la pluie se met à tomber. Chewie et Rom sont en short... Arrivés au sommet, nous croisons également des pans de montagne enneigés. L'enfer nous attend.
Fort heureusement, le chauffeur distribue des ponchos en plastique à la sortie du bus, pour les plus prévoyants comme Rom, parti en montagne sans k-way... malin !

Bleu, blanc, rouge... je suis François le français !

De Glacier point, nous avons une vue sur toute la vallée de Yosemite. Le mont principal, le half-dome surplombe la vallée et ses cascades. Dommage que le temps soit si mauvais.

Le half-dome surplombant la Yosemite Valley, dans le brouillard


10h30, c'est parti. Nous attendent 8,5 miles de marche (14km), pour 3200 pieds de dénivelé (presque 1km). Le randonneur rencontré la veille, nous avait vendu cette marche comme "8 miles de descente, que de la descente, avec des points de vue de dingue devant chaque cascade". A part les 2,5 miles de montée qu'il a oublié de nous mentionner, le reste était fidèle à notre attente.

Panorama trail : 8 miles pour rejoindre la vallée

Des descentes plus ou moins pentues qui font bien mal au devant des cuisses, quelques montées qui nous coupent les jambes, et des escaliers de pierres glissantes, voilà quel a été notre enfer pendant 5h30 de marche en partie sous la pluie. Mais le paysage en valait vraiment le coup :

Un premier point de vue sur la vallée, le half-dome, et les cascades


Même paysage, d'un autre point de vue


The water falls. It's a waterfall !


Le bas de la cascade


Les escaliers de pierre, super glissants. Rom manque une fois de plus de se ramasser

Les derniers kilomètres étant très mal indiqués, Rom nous a emmenés sur des chemins inexistants, nous mettant ainsi à la portée du premier ours venu. Il nous a ensuite fallu l'aide d'une Norvégienne blonde de chez blonde qui possédait une carte bien mieux détaillée que la notre.

16h30, fin de la marche. Nous prenons le shuttle pour rejoindre la voiture laissée en contrebas. Nous croiserons un groupe de 5 français qui font plus ou moins le même voyage que nous. 5 papy-mamy du Sud de la France qui ne parlent pas un mot d'anglais, mais qui ont tout de même trouvé le moyen de négocier 50% de réduction avec les indiens Navajos à Monument Valley. Conseil à suivre.
Back home, nous fêtons notre arrivée d'une bière bien fraîche, et résistons à l'appel du lit.

Petit passage par le wifi du lounge, puis retour à la tente pour grignotter.
Avant de se coucher, Rom et Chewie s'affronteront lors d'une partie de Contrario, arbitrée par Cong et remportée de justesse par Rom (30-28).

Mardi 24 avril - en route pour Yosemite


Ca y est, nous quittons San Francisco pour Yosemite national park. Au programme, 220 miles (350km) vers l'est.

Nous nous rendons chez le loueur pour récupérer notre véhicule. Nous avions réservé un modèle plutôt spacieux pour voyager à 4 avec nos grosses valises, sans trop savoir à quoi s'attendre. La femme de l'agence : "Vous avez pris un minivan", nous : "Heu... ok". En effet, la voiture est super grande, spacieuse, mais juste ce qu'il faut pour nous 4.

Qualité de photo toute pourrie : made in HTC

Nous voilà sur l'autoroute. La vitesse est limitée à 65mph la plupart du temps (105km/h), et contrairement à chez nous, il est possible de doubler par la droite. Autre particularité, sur certaines routes, la file de gauche est réservée aux véhicules comprenant 2 passagers ou plus. Cela nous permettra peut-être plus tard d'éviter les embouteillages.

Après une bonne heure de route, nous trouvons un supermarché pour acheter un équipement indispensable : la glacière !
A 5$ la glacière en polystyrène, nous ne nous privons pas et prenons un grand modèle avec plusieurs litres de glaçons. Avec un gallon d'eau (3,7L) et un pack de bières de taille "normale" pour les USA (càd 18 canettes), nous sommes enfin prêts à voyager.

Installés comme des rois dans la tuture !

Nous arriverons à l'entrée de Yosemite national park vers 14 heures. Coup de chance, l'entrée est gratuite cette semaine. Encore une bonne heure de route avant de rejoindre notre logement à Curry Village.
Le Yosemite national park est incroyablement immense, et les hôtels/logements/campements sont très éloignés les uns des autres. Le notre est plutôt bien situé, c'est-à-dire qu'il est près des départs de randonnées. Nous avons opté pour une tente chauffée. Avec 3 lits et 2 chaises, nous n'avons vraiment pas besoin de plus. A l'extérieur de la tente se trouve le bear-lock, une sorte de casier plutôt solide dans lequel nous devons stocker tout ce qui pourrait attirer un ours par son odeur. Nous y mettons donc notre galcière et nos trousses de toilette, puisque comme tout le monde le sait, les ours raffolent de Tahiti douche.

Notre tente, son bear-lock, et son beer-locker

16 heures, direction Mirror Lake, la marche la plus simple que nous puissions faire avant la tombée de la nuit. La route n'est vraiment pas difficile, la randonnée étant classée "easy" dans notre dépliant. 2 miles (3,2km) aller-retour, avec un point de vue sympa à mi-parcours : le Mirror Lake

Mirror lake. Cong et Chewie marchent main dans la main vers l'aventure


L'homme a une fois de plus dompté l'animal


Mirror Lake est également un cadre agréable pour faire des ricochets, si tant est que l'on sache en faire (n'est-ce pas Chewie ?).

Retour au campement pour l'apéro.



Nous choisissons ensuite la randonnée que nous allons faire le lendemain. Conseillés par un randonneur français qui venait de le terminer, nous choisissons le Panorama Trail, classé parmi les randonnées dites "stenuous (steep and long)", comprendre "vous allez en chier (mais pas le regretter)".

Nous nous couchons tôt, car 6 heures de marche nous attendent le lendemain matin, avec un rendez-vous au shuttle à 8h30.

Malgré le chauffage, la nuit sera froide sous la tente.

Lundi 23 avril - l'équipe se forme


Dernière journée complète à San Francisco avant notre départ vers l'est et Yosemite National Park.

Une fois de plus, le temps est au beau fixe sur Downtown, et couvert sur le reste de la ville. Pour changer de nos longues marches quotidiennes, et pour parfaire un peu la culture de Cong, nous décidons de visiter le musée d'art moderne de la ville : le SF MoMA.  Manque de bol, celui-ci n'ouvre qu'à partir de 11h. Nous nous cultiverons autrement, et décidons d'explorer un nouveau quartier de la ville : Mission District.

Il s'agit d'un des plus anciens quartiers de la ville, aux façades colorées, et à majorité hispanique.  Nous arrivons rapidement à Mission Dolores, le plus ancien bâtiment de la ville (1782-1791). La mission a été fondée par le père Junipero Serra, venu du Mexique pour coloniser la Californie. Il s'agit de la seule des 22 missions établies en Californie au XVIIIème siècle à être encore intacte. (fin de l'instant Wikipedia).

Mission Dolores - la façade de la chapelle

Sortis de Mission Dolores, nous partons sur les hauteurs de la ville pour avoir un point de vue sur San Francisco et sa baie. Twin Peaks est une colline située au sud-ouest de la ville, du haut de laquelle se détachent deux sommets - les twin peaks - surplombant la ville. Pour y accéder, nous remontons la 18th street. Celle-ci traverse Castro, le quartier gay de la ville, dont les rues sont décorées du célèbre drapeau arc-en-ciel.

Plus nous approchons du sommet, plus les maisons sont cossues. La plupart des villas possèdent un salon avec une grande baie vitrée donnant sur la ville et sur San Francisco Bay. Malheureusement pour nous, le ciel est un peu couvert, mais nous arrivons tout de même à faire quelques photos sympas :

Mais quel est ce bogoss qui contemple la ville ?

Downtown vu de twin peaks. On distingue très bien Market Street, la rue principale de SF.

THE Golden Gate, que nous traverserons lors de notre prochain passage à SF


Nous y reviendrons peut-être de nuit, si le ciel est découvert, pour prendre de nouvelles photos.

Fin de la matinée, nous rentrons à l'hôtel en tramway. Nous nous trompons d'un arrêt, et arrivons à l'Apple Store. Rapide passage par la boutique. A peine entrés, un vendeur nous reçoit pour nous demander ce qui nous intérresse. Cong avait déjà prévu son achat d'iPad, mais le vendeur a été très bon : en moins de 5 minutes, il nous apporte un iPad, une smart cover, nous propose l'extension de garantie, encaisse, et envoie la facture par email. Le tout sans avoir bougé du stand, grâce à son iMachine à tout faire.

Yeah, un gros iPhone !!

Mais ce n'est pas fini. Une fois l'achat effectué, on nous propose une aide à la configuration de l'iPad. Une aide dont on aurait pu se passer, mais comme on aime être chouchoutés et qu'on se sent plutôt bien dans l'Apple Store, on accepte. Une jeune fille nous accueille et déroule son speech, très cérémonieux. Elle nous félicite pour l'achat, nous montre les différentes opérations à effectuer sans jamais toucher l'iPad, comme s'il s'agissait d'un bijou précieux qu'elle n'oserait pas toucher pour ne pas l'abîmer. Au bout de quelques minutes s'en vient le premier plantage de la bête, qui vient briser toute la magie de l'iPad.


Vers 15h, nous retrouvons l'ami Chewie qui vient compléter l'équipe. Rapide passage par l'hôtel, puis nous lui faisons visiter les quartiers alentours.

Le voilà, le Chewbacca, le Chewie !!

Direction Chinatown, passage par Chinatown Gate, et nous remontons tout Grant Avenue pour arriver à Washington Square, parc à l'entrée du quartier italien. Petite pause au café, premières bières du voyage, et premier tips. Il faut compter généralement entre 10% et 20% du prix de repas selon notre satisfaction.

Nous remontons Colombus avenue et arrivons à une autre curisoté de la ville : Lombard street. Il s'agit de la rue "la plus tortueuse du monde".

Lombard street



Nous y reviendrons également by night pour d'autres photos sans ce foutu câble qui gâche la vue.

Avant d'aller diner au Bubba Gump Shrimp Co. restaurant, nous faisons un passage par le Musée Mécanique (en français dans le texte). Il s'agit d'une collection de jeux d'arcades mécaniques, datant du siècle dernier. On commence par une première partie de hockey sur glace où Rom bat Chewie 2-1. "J'ai eu pitié de toi, je me suis mis le dernier but pour abréger la partie" confessera Chewie quelques jours plus tard. Quel mytho !
Puis deux jeux d'adresse où Cong s'occupe de mettre la misère aux deux autres. Juste ce qu'il fallait pour nous mettre en appétit.

Le Bubba Gump Shrimp restaurant est un restaurant dédié à la crevette comme l'avait rêvé Bubba dans Forrest Gump. Sur nos tables, deux panneaux : un "Run Forrest Run !" pour laisser les serveurs parcourir les allées, et un "Stop Forrest Stop" pour leur demander de s'arrêter à notre table.

Alex le koala est toujours avec nous

Bubba est partout, même sur nos bières !

Mieux encore, les serveurs passent à table en fin de repas pour poser des questions sur le film pour nous faire gagner une surprise.
En vrac, les questions qu'on a eues :
- de quelle ville vient Forrest ?
- comment s'appelle sa femme ?
- où l'a-t'il rencontrée ?
- quel est son livre préféré ?
- où a-t'il été blessé pendant la guerre du Viet-Nam (quelle partie du corps) ?
- comment s'appellent ses deux meilleurs amis ?
- que disait sa mère sur la vie ?

Nous nous ferons un plaisir de partager notre cadeau surprise avec la première personne répondant correctement à toutes ces questions (et en Anglais s'il vous plait !)

Retour à l'hôtel le ventre bien rempli.
Le décalage horaire faisant son effet, Chewie nous réveillera vers 3h du mat d'un "allez c'est l'heure !" auquel nous répondrons par un "mais t'es fou toi !!".