lundi 30 avril 2012

Vendredi 27 avril - Death Valley -> Las Vegas


Levés à 7h, comme chaque jour, nous commençons la journée par un petit déjeuner au soleil sur la terrasse de l'hôtel, confortablement assis dans nos rocking-chairs.


Le réveil se fait tout en douceur, par le bruit de la rivière qui coule quelques mètres plus bas, et le petit vent frais qui souffle sur la terrasse

Le beer-bear qui "décorait" le jardin de l'hôtel

Avant d’entamer les quelques heures de route qui nous séparent de Death Valley, nous passons au grocery store pour y effectuer un ravitaillement en eau. En effet, la vallée de la mort étant un immense et aride désert, il est recommandé de partir avec 4 litres d’eau par personne. Nous achèterons donc 2 nouveaux gallons d’eau, et un paquet de cookies pour un éventuel creux en route.

A quelques kilomètres de l’entrée de Death Valley, nous nous arrêtons à la station essence de Trona pour y faire le plein d’essence. « No more gas » nous indiquera-t-on. « Next station in 60 miles ». Seul problème, rien ne dit qu’il y aura vraiment de l’essence là bas, et la jauge du réservoir laisse supposer que l’on aura du mal à atteindre cette destination… Seule solution, faire demi-tour. Nous perdons ainsi une bonne heure à retourner 22 miles en arrière à Ridgecrest, qui nous avait semblé être une ville suffisamment grande pour y trouver plusieurs stations-services.

Après ce léger contretemps, nous repartons en direction de Ballarat, sur la route de Death Valley, indiquée dans nos guides comme « ville fantôme ». Ballarat fût créée en 1896, et servit de point de ralliement des chercheurs d’or de la région. La ville fut d’ailleurs nommée Ballarat par un jeune immigrant Australien, qui décida de l’appeler ainsi puisque Ballarat est une ville Australienne bâtie au milieu des années 1850, lors de la ruée vers l’or Australienne.

Le dernier vestige de Ballarat

Sans le savoir – puisque nous découvrons l’histoire de Ballarat seulement au moment où nous écrivons cet article – nous avons parfaitement fait honneur à l’Australie lors de cette étape : Rom ayant ramené un boomerang acheté à Sydney et jamais testé auparavant, nous profitons du désert autour de nous pour tester l’engin.

Personne ne réussira à faire revenir le boomerang exactement là où il l’avait lancé, mais cette activité aura eu le mérite de nous dégourdir les jambes et de tester la fameuse arme des aborigènes.

Premier lanceur, Chewie
Deuxième essai, Rom

Nous reprenons la voiture et arrivons un peu plus tard à Furnace Creek, où se trouve le visitor center de Death Valley. C’est ici que fut enregistrée la température la plus élevée jamais relevée en Amérique : 56,7°. Nous récupérons une carte des environs et descendons ensuite à Furnace Creek Ranch, pour y chercher à manger, ainsi qu’un chapeau pour Cong.

Pause achats

Cong y trouvera son bonheur en ce qui concerne le chapeau, mais les sandwiches se révèleront insipides.
Nos guides nous indiquent 5 spots principaux à visiter : Devil’s golf course, Badwater, Natural Bridge, 20 Mule Team road, et Zabriskie point.


La carte récupérée au Furnace Creek visitor center


Premier arrêt : Devil’s golf course. Il s’agit d’un grand plateau couvert de sel et de boue séchée. A notre arrivée, la pancarte nous indique qu’il est possible d’y trouver des salt eggs, gros amas de sel en forme d’œuf. Nous n’en trouverons évidemment aucun, et repartons en direction de Badwater.

Devil's golf course
 
Quelques miles plus bas, nous arrivons à Badwater. Il s’agit du point de plus basse altitude dans l’hémisphère nord. En effet, nous sommes à 85,5m en dessous du niveau de la mer, comme l’indique le panneau ci-dessous.



Pour mieux nous rendre compte de cette différence d’altitude, une pancarte accrochée à la falaise nous indique le niveau de la mer. Nous nous sentons vraiment petits lorsque nous réalisons que toute cette plaine qui nous entoure a un jour été remplie d’eau.
Le sol est couvert d’une couche de sel d’environ 2cm, dans laquelle les touristes ont écrit leur nom, dessiné un cœur, ou indiqué leur origine. Nous piétinerons sans pitié un « TAIWAN » gravé dans cette croûte salée.
Contrairement à ce que nous pensions, la chaleur est loin d’être insoutenable. Le thermomètre de la voiture indique 94°F, soit 34,4° Celsius. Bien loin du record local.

Un peu à contre jour, mais on n'avait pas le choix...

Prochain stop : natural bridge. Une petite marche de 30 minutes sans grand intérêt, sinon de passer sous une arche naturellement creusée dans la roche… Rien de bien folichon.


Natural bridge

En remontant vers Furnace Creek, nous empruntons le chemin d’Artist Drive. Il s’agit d’une petite route en zig-zag qui serpente parmi les méandres de Death Valley. Artist Drive tient son nom du fait que les flancs de la montagne font penser à la palette d’un peintre : on distingue du rouge, du vert, de l’ocre, du noir, et toutes les nuances possibles entre ces couleurs.

Le paysage pourrait faire penser que nous sommes devant une immense étendue d’eau à marée basse, mais les eaux du lac se sont retirées déjà depuis plusieurs milliers d’années, et les collines ne sont plus irriguées que par les rares pluies qui tombent sur Death Valley.

Just the three of us

Notre dernier objectif de la journée est d’assister au coucher au coucher du soleil sur Zabriskie point, comme nous l’ont conseillé unanimement tous nos guides. Puisque nous avons quelques minutes de marge devant nous, nous empruntons le chemin dit de « 20 Mule team drive ». Ce chemin à travers les collines de Death Valley tient son nom du fait que les chercheurs d’or partaient parfois avec un convoi de plus de 20 mules, puisque nombre de celles-ci venait à mourir lors du périlleux voyage.

Ce chemin est l’occasion pour nous de monter sur une des nombreuses collines de la vallée, et de prendre un peu d’altitude sur cet immense décor.

Pour mieux se rendre compte de l'échelle, on distingue la voiture en contrebas

Nous arrivons enfin à Zabriskie point, une heure environ avant le coucher du soleil. L’occasion pour Cong de trouver un bon spot photo où caler son trépied.


Bogoss #1 qui s'installe au soleil

Bogoss #2 qui sirote sa bière

Bogoss #3 super naturel

Nous nous asseyons alors sur le rebord de Zabriskie point, comme sur le rebord du monde, en attendant que le soleil se couche. Le paysage qui se présente à nous est magnifique. Au fur et à mesure que le soleil descend, les falaises de Death Valley changent de couleur, de relief, et de température.


Après le coucher du soleil

Les rois du mooooonde, font tout ce qu'ils veuuuulent...


Pour mieux profiter de l’instant, nous ouvrons une boite de pringles et une canette de Bud. A cet instant, nous sommes réellement les rois du monde J

Le Koala et le Gringo sont toujours là !

20 heures passées, nous prenons enfin la route pour Las Vegas, où nous devons retrouver Mickey vers minuit.

Cong dort profondément à l’arrière de la voiture. Rom et Chewie voient déjà l’objectif approcher, puisqu’à 120km de l’arrivée un halo de lumière se détache dans la nuit noire. Ce sont les lumières de Vegas, déjà visibles, vers lesquelles nous nous dirigeons en écoutant des albums de la Rue Kétanou et de Manu Chao.
Une grosse heure plus tard, nous voilà à Vegas. Nous ne passons pas sur le strip, mais passons derrière les hôtels principaux de la ville. Le Ceasar Palace, le Bellagio, puis le New-York New-York nous passent sous les yeux. Nous voyons de loin la tour Eiffel locale, puis le grand huit qui traverse les salles du NY-NY. Malheureusement, nous ne profiterons pas de Vegas avant deux semaines.

Arrivés au Best Western de l’aéroport, nous essayons de nous renseigner sur l’heure d’arrivée de Mickey. Nous avons beau chercher parmi nos 430 mails de préparation du voyage, Mickey ne nous a jamais donné de détails sur son vol… Après 30 minutes de recherches Google/Air France/Delta Airlines, nous avons enfin une idée de l’heure d’arrivée de Mickey, et nous rendons à l’aéroport pour l’accueillir.

Vous ne vous trompez pas, nous sommes bien à l'aéroport de Vegas

Après 2 heures d’interminable attente, nous retrouvons enfin Mickey, en retard, fidèle à lui-même.
Rom, Cong et Chewie sont tellement fatigués que personne ne pensera à prendre l’arrivée de Mickey en photo... Tant pis pour lui, il n’avait qu’à nous donner les détails de son vol.

Comme personne n’a mangé depuis bien longtemps – à part Mickey qui a testé le Burger King de Detroit – nous partons nous « restaurer » à l’in-n-out le plus proche de l’aéroport.

Il est 1 heure du matin, et nous testons le « double-double » de ce fast-food encore inconnu. Après une attente de 20 minutes, nous recevons nos burgers. Rien de bien appétissant à première vue, mais nous avons tellement faim que le menu passe tout seul.

Burpger fat de chez fatou


Nous rentrons enfin à l’hôtel, épuisés, et ne nous coucherons pas avant 3 heures du matin.
Exceptionnellement, nous mettons le réveil à 8 heures pour nous accorder un semblant de grasse matinée. 

1 commentaire:

  1. Marcassin Maudit1 mai 2012 à 01:19

    Passionnante cette traversée de la Death Valley !
    J'ai tout particulièrement apprécié l'historique de Ballarat, ville que j'avais pu visiter en Australie et qui, effectivement, doit sa fortune à la ruée vers l'or de 1850. Évidemment le Ballarat américain n'a pas la même allure que son homonyme australien…

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